Synopsis

Un plan audacieux et sans défaut, un hold-up exécuté de main de maître.

Le dimanche 25 mars 1990, à 7 h00 du matin, à Genève, cinq individus forcent l’entrée de l’Union de Banques Suisses. Les bandits armés braquent les gardiens et se font ouvrir les coffres du Service des monnaies étrangères. En 1 heure 45, ils s’emparent de 220 kg de billets de banque en provenance d’Italie et d’Afrique du Nord et disparaissent sans laisser la moindre trace. Leur butin est estimé à environ 20 millions d’Euros.
Le directeur de l’UBS déclare dans sa conférence de presse : « le maillon faible c’est l’homme ». L’UBS promet une récompense à qui donnera des indices.
Grâce à la dénonciation d’un client de l’UBS, l’enquête aboutit rapidement à l’arrestation de Michel Ferrari, mari de la secrétaire du Directeur des monnaies étrangères de l’U.B.S. Il se dit l‘initiateur du hold-up et met en cause deux autres « complices » à l’intérieur de la banque : Laurent Chudzinski, caissier, aurait donné certains codes d’accès, et Sebastian Hoyos, un Brésilien militant communiste, employé comme gardien auxiliaire et présent au moment du braquage. Depuis son arrestation, Sebastian Hoyos clame son innocence.
Puis Ferrari en dit plus : il prétend avoir travaillé pour le compte de Corses. Ceux-ci auraient « oublié » de lui reverser sa part, raison pour laquelle il « parle ». Il ignore le nom des braqueurs, mais connaît leurs visages. Une semaine avant le hold-up, il s’est fait photographier avec deux d’entre eux, au cas où il lui arriverait malheur.
L’affaire est jugée à Genève en mai 1992. Michel Ferrari, Laurent Chudzinski et Sebastian Hoyos écopent chacun de 7 ans et demi de prison.
Une grande partie du mystère du hold-up tient à la Corse, cette île à part. La Brise de Mer y a vu le jour. Brise de mer s’emploie pour parler du « milieu » de Haute-Corse. Pour certains, synonyme de pure construction médiatico-policière.
15 ans plus tard, en juin 2005, aux Assises de Paris, a finalement lieu le procès des suspects Corses. Alexandre Chevrière arrive en fourgon cellulaire. Les frères Patacchini et André Benedetti se sont entourés de brillants avocats. Le cerveau présumé de l’affaire, Richard Casanova, est toujours en cavale.
Drôle de procès. Sur 12 témoins, seulement 3 personnes ont répondu à la convocation du Tribunal. Ces courageux sont policiers. Les jurés de la cour d’Assises de Paris ont de quoi être désorientés. Les Corses sont acquittés.
L’argent du hold-up court toujours. Le mystère demeure. Le silence s’installe. Selon les mauvaises langues, après un tour en Corse, l’argent serait revenu en Suisse, à l’UBS. Sebastian Hoyos a été acquitté au bénéfice du doute.

Equipe technique

Réalisation : Pierre-André Thiébaud
Scénario : Pierre-André Thiébaud et Nadejda Magnenat
Direction de la photographie : Bertrand Martory et Camille Cottagnoud
Son : Vincent Kappeler, Marianne Roussy,Alexander Miesch, Nicolas Basselin
Montage Image : Virgine Messiaen
Montage Son : Cédric Zoenen

Casting

Marc Matille
Jean-Noël Cuénod
Jean Ferner
Michel Ferrari
Jean-Pierre Garbade
Sébastien Hoyos
Jacques Follorou
Philippe Reymond
Emiglio Hoyos
Philippe Bilger

Partenaires

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